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Outil · Calcul

Calcul d’une date d’échéance de facture.

Indiquez la date de facture et le délai : l’outil donne la date limite de paiement, en net ou en fin de mois.

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À défaut de clause, le délai est de 30 jours à compter de la réception de la marchandise ou de l’exécution de la prestation. Par contrat, il peut aller jusqu’à 60 jours nets après la date d’émission de la facture, ou 45 jours fin de mois — un plafond distinct, qui selon le mode de computation retenu peut représenter jusqu’à 75 jours de calendrier.
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Les deux modes « fin de mois » sont tous les deux admis. Mettez-vous d’accord sur celui qui s’applique, par écrit, avant la première facture.

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— Le délai

Trois délais, deux points de départ.

La question n’est pas seulement « combien de jours », c’est « à partir de quand ». Les deux règles n’ont pas le même point de départ, et c’est là que les échéances se trompent.

Si le contrat et les conditions générales de vente ne disent rien, le délai supplétif est de 30 jours — et il court à compter de la réception des marchandises ou de l’exécution de la prestation, pas de la facture. Une prestation terminée le 3 juin et facturée le 30 juin est donc déjà échue le 3 juillet, quoi qu’en dise la facture.

Dès que les parties conviennent d’un délai, le compteur change de repère : les plafonds contractuels se comptent à partir de la date d’émission de la facture. Le fournisseur et l’acheteur d’un même secteur peuvent toutefois convenir que le point de départ reste la réception des marchandises ou l’exécution de la prestation.

SituationDélai maximumPoint de départ
Rien au contrat ni aux CGV30 joursRéception de la marchandise ou exécution de la prestation
Délai convenu, régime général60 jours netsDate d’émission de la facture
Délai convenu, dérogation « fin de mois »45 jours fin de moisDate d’émission de la facture. Stipulation expresse au contrat, et pas d’abus manifeste
Facture périodique (récapitulative)45 joursDate d’émission de la facture
Biens exportés hors UE, achetés en franchise de TVA, acheteur qui n’est pas une grande entreprise90 joursDate d’émission de la facture

Ces plafonds sont des maximums : rien n’interdit de convenir d’un délai plus court, ni du paiement comptant. Le sens de la règle est un plafond, pas une norme à atteindre.

Le cas des outre-mer. Pour les marchandises importées dans le territoire fiscal de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de La Réunion, de Mayotte, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, les délais courent à compter du dédouanement au port de destination finale. Si la marchandise est mise à disposition de l’acheteur en métropole, ils courent à compter du 21e jour suivant cette mise à disposition, ou de la date de dédouanement si elle est antérieure (article L. 441-13 du code de commerce).

— Fin de mois

« 45 jours fin de mois » se calcule de deux façons, et l’écart peut atteindre quinze jours.

La DGCCRF admet expressément les deux computations. Sur une même facture, elles ne donnent pas la même date d’échéance — et personne ne s’en aperçoit tant que le litige n’est pas là.

Les deux modes portent des noms voisins, ce qui n’aide pas :

  • « 45 jours fin de mois » : on ajoute 45 jours à la date d’émission, puis on reporte au dernier jour du mois où l’on tombe.
  • « fin de mois 45 jours » : on va d’abord au dernier jour du mois d’émission, puis on ajoute 45 jours.

L’exemple de la DGCCRF, sur une facture émise le 1er mars : 30 avril avec le premier mode, 15 mai avec le second. Celui de Service Public Entreprendre, sur une facture émise le 1er août 2026 : 30 septembre 2026 d’un côté, 15 octobre 2026 de l’autre. Six semaines de trésorerie séparent les deux lectures d’une même clause.

Le piège qui coûte cher. Le mode « fin de mois 45 jours » peut dépasser 60 jours de calendrier. Une facture émise le 12 juin 2026 arrive au 14 août : 63 jours. Une facture émise le 1er janvier 2026 arrive au 17 mars : 75 jours. C’est licite, parce que « 45 jours fin de mois » est un plafond distinct des 60 jours nets, et non une manière de les recalculer. Mais si vos CGV disent « 60 jours nets » et que votre logiciel calcule en fin de mois, vous dépassez votre propre clause — et le plafond légal qui va avec.

Et « 30 jours fin de mois » ? C’est la même mécanique avec 30 au lieu de 45. Elle reste sous les plafonds : quel que soit le jour d’émission, aucune des deux computations ne dépasse 60 jours de calendrier — le maximum, atteint pour une facture du 1er janvier en mode « fin de mois 30 jours », tombe exactement sur 60. C’est ce qui la rend praticable sans arrière-pensée.

Dans tous les cas, la règle pratique tient en une ligne : écrivez le mode de computation dans les CGV ou le contrat, pas seulement le nombre de jours. « 45 jours fin de mois » sans autre précision est une clause ambiguë, et l’ambiguïté se règle toujours au détriment de celui qui attend son argent.

— Les secteurs

Onze secteurs ont leur propre délai, et il s’impose au contrat.

Quand un délai dérogatoire existe, les parties ne peuvent pas prévoir plus long — y compris en changeant le mode de computation. Elles peuvent seulement faire plus court.

SecteurDélai maximum
Transport routier de marchandises, location de véhicules, commissionnaire de transport, transitaire, agent maritime, fret aérien, courtier de fret, commissionnaire en douane30 jours à compter de l’émission de la facture
Produits agricoles et alimentaires périssables, viandes et poissons congelés ou surgelés, plats cuisinés30 jours après la livraison ; en facturation périodique, 30 jours après la fin de la décade. Fruits et légumes de saison : 30 jours après la fin du mois de livraison
Bétail sur pied et viandes fraîches destinés à la consommation20 jours après la livraison
Boissons alcooliques soumises aux droits de consommation30 jours après la fin du mois de livraison
Produits agricoles et alimentaires non périssables60 jours à compter de l’émission de la facture, ou de la livraison si la facture est établie par l’acheteur
Matériels d’entretien d’espaces verts55 jours fin de mois à compter de l’émission
Matériels agricoles (hors tracteurs, transport et élevage)110 jours fin de mois à compter de l’émission
Filière du cuir54 jours fin de mois à compter de l’émission
Horlogerie, bijouterie, joaillerie, orfèvrerie59 jours fin de mois ou 74 jours nets après l’émission
Jouets95 jours nets pour les factures de janvier à septembre, 75 jours nets pour celles d’octobre à décembre
Équipements de sports de glisse sur neige livrés avant l’ouverture de la saison90 jours à compter de l’émission, pour le solde

Le délai sectoriel s’applique même si le contrat est muet. Un transporteur qui a oublié d’écrire ses délais dans ses CGV ne bascule pas sur le supplétif de 30 jours « à compter de la livraison » : c’est le délai du secteur, 30 jours à compter de l’émission de la facture, qui s’impose. Le détail se trouve sur notre page dédiée au délai de paiement de 30 jours dans le transport.

— Commande publique

Face à une administration, l’échéance qui tombe un dimanche glisse au lundi.

C’est la différence la plus mal connue entre une facture privée et une facture publique : la règle de computation n’est pas la même, et le délai n’est pas le même non plus.

Quand le débiteur est un pouvoir adjudicateur, le code de la commande publique remplace le code de commerce. Les délais sont fixés par les articles R. 2192-10 et R. 2192-11 :

Acheteur publicDélai
État et ses établissements publics, collectivités territoriales et établissements publics locaux30 jours
Établissements publics de santé et du service de santé des armées50 jours
Pouvoirs adjudicateurs qui sont des entreprises publiques, sauf établissements publics locaux60 jours

Le point de départ n’est pas la date d’émission mais la date de réception de la demande de paiement. En facturation électronique, c’est la date de notification du message vous informant de la mise à disposition de la facture sur le portail public de facturation. Pour le solde d’un marché de travaux ou de maîtrise d’œuvre, c’est la réception du décompte général et définitif.

La computation change vraiment. Les délais de la commande publique se comptent selon le règlement (CEE, Euratom) n° 1182/71 : le jour de l’événement n’est pas compté, et si le dernier jour est un samedi, un dimanche ou un jour férié, le délai prend fin à l’expiration du jour ouvrable suivant. La fiche technique de la Direction des affaires juridiques en donne l’exemple : une facture reçue le jeudi 16 septembre 2021 doit être payée avant le lundi 18 octobre à minuit, parce que le trentième jour tombait un samedi. Entre entreprises privées, ce report n’existe pas : le délai est en jours calendaires, samedis, dimanches et jours fériés compris, et une échéance qui tombe un dimanche reste ce dimanche-là.

Deux autres règles utiles quand on facture une administration. L’acheteur peut interrompre le délai une seule fois, s’il constate que la demande de paiement est incomplète ou erronée, en indiquant toutes les raisons qui s’opposent au paiement ; un nouveau délai repart alors à réception des éléments manquants. Et les intérêts moratoires ne se calculent pas au même taux qu’entre entreprises : c’est le taux de refinancement de la BCE en vigueur au premier jour du semestre majoré de 8 points, soit 10,40 % au second semestre 2026, contre 12,40 % dans les relations privées. Ils sont dus de plein droit, avec l’indemnité forfaitaire de 40 €, et doivent être payés dans les 45 jours suivant la mise en paiement du principal.

— Ce que la date déclenche

La date d’échéance n’est pas une indication : c’est une mention obligatoire.

La date à laquelle le règlement doit intervenir doit figurer sur la facture (article L. 441-9 du code de commerce) et les conditions de règlement doivent être précisées dans les CGV (article L. 441-1). Ne pas les y mettre est un manquement en soi, indépendamment de tout retard.

Le lendemain de cette date, deux choses deviennent exigibles de plein droit, sans relance ni mise en demeure : les pénalités de retard, et l’indemnité forfaitaire de 40 €, due une seule fois par facture impayée. La DGCCRF rappelle d’ailleurs que le débiteur qui paie en retard doit les verser spontanément, même si le créancier ne les réclame pas. Le détail du calcul, le taux applicable et le plancher des trois fois l’intérêt légal sont sur notre page calcul des pénalités de retard.

La procédure de vérification ne repousse rien. Les parties peuvent prévoir une procédure d’acceptation ou de vérification de la conformité des marchandises ou des prestations. Sa durée ne peut pas dépasser 30 jours à compter de la réception ou de l’exécution, et surtout elle ne modifie ni la durée du délai de paiement ni son point de départ, sauf clause expresse qui ne constitue pas un abus. C’est le point que la DGCCRF appelle les « délais cachés », et il est sanctionné comme un dépassement de plafond.

Ce que l’on risque. L’amende administrative peut atteindre 75 000 € pour une entreprise individuelle et 2 millions d’euros pour une société, montants doublés en cas de réitération dans les deux ans. Elle vise aussi bien celui qui paie en retard que celui qui écrit une clause non conforme, ou qui applique un mode de computation irrégulier. La publication de la décision est systématique. Les professionnels de l’industrie automobile et de la construction peuvent d’ailleurs demander à la DGCCRF de prendre formellement position sur leur mode de computation, par la voie du rescrit de l’article L. 441-15.

— Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur les échéances.

Comment calculer la date d’échéance d’une facture ?
Prenez le point de départ prévu par le contrat — la date d’émission de la facture dans la quasi-totalité des cas, la réception de la marchandise ou l’exécution de la prestation si rien n’est écrit — puis ajoutez le délai convenu en jours de calendrier. Si la clause est « fin de mois », il faut en plus savoir lequel des deux modes de computation s’applique : ajouter les jours puis reporter à la fin du mois, ou aller à la fin du mois puis ajouter les jours.
Que veut dire « 30 jours fin de mois » ?
Que l’échéance ne tombe pas au trentième jour mais à la fin d’un mois civil. Deux lectures existent : 30 jours ajoutés à la date de facture puis report au dernier jour du mois obtenu, ou fin du mois d’émission puis 30 jours. Quelle que soit la lecture retenue, le résultat reste sous les 60 jours de calendrier — le maximum théorique, atteint pour une facture émise le 1er janvier, tombe exactement sur 60.
« 45 jours fin de mois » ou « fin de mois 45 jours » : quelle différence ?
Jusqu’à quinze jours d’écart sur la même facture. Pour une facture émise le 1er mars, la DGCCRF donne le 30 avril avec le premier mode et le 15 mai avec le second. Les deux computations sont admises ; c’est au contrat de dire laquelle s’applique. À défaut d’accord écrit préalable, la clause est ambiguë et le litige est prévisible.
Quel est le délai de paiement si le contrat ne dit rien ?
30 jours, et ils courent à compter de la réception des marchandises ou de l’exécution de la prestation — pas de la date de la facture. C’est le délai supplétif de l’article L. 441-10. Attention toutefois : si votre secteur a un délai dérogatoire, c’est lui qui s’applique au silence du contrat, avec son propre point de départ.
Peut-on convenir d’un délai de paiement supérieur à 60 jours ?
Pas en jours nets dans le régime général. Le plafond de droit commun est de 60 jours après la date d’émission. La dérogation « 45 jours fin de mois » est un plafond distinct, qui peut représenter davantage de jours de calendrier — jusqu’à 75 pour une facture du 1er janvier en mode « fin de mois 45 jours » — mais elle doit être expressément stipulée au contrat et ne pas constituer un abus manifeste. Certains secteurs disposent de plafonds plus longs, et les achats de biens exportés hors de l’Union européenne en franchise de TVA peuvent aller à 90 jours.
Le délai court-il à partir de la facture ou de la livraison ?
À partir de la facture dès qu’un délai est convenu, à partir de la livraison ou de l’exécution si rien ne l’est. Le fournisseur et l’acheteur d’un même secteur peuvent toutefois convenir que le point de départ est la réception des marchandises ou l’exécution de la prestation. C’est l’erreur la plus fréquente : facturer tard ne repousse pas l’échéance quand le délai supplétif s’applique.
Que se passe-t-il si l’échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié ?
Entre entreprises privées, rien : le délai est calculé en jours calendaires, week-ends et jours fériés compris, et l’échéance reste à sa date. Face à un acheteur public, en revanche, la computation suit le règlement (CEE, Euratom) n° 1182/71 et le délai prend fin à l’expiration du jour ouvrable suivant. Une facture publique reçue le jeudi 16 septembre 2021 était ainsi payable jusqu’au lundi 18 octobre, le trentième jour étant un samedi.
La date d’échéance doit-elle figurer sur la facture ?
Oui. La date à laquelle le règlement doit intervenir est une mention obligatoire de la facture (article L. 441-9), et les conditions de règlement doivent figurer dans les CGV (article L. 441-1). La DGCCRF conseille par ailleurs à l’acheteur de vérifier que la date portée sur la facture reçue est bien conforme aux plafonds légaux : respecter une échéance contractuelle irrégulière ne le protège pas.
Quel est le délai de paiement d’une administration ou d’une collectivité ?
30 jours pour l’État, ses établissements publics, les collectivités territoriales et les établissements publics locaux. 50 jours pour les établissements publics de santé et du service de santé des armées. 60 jours pour les pouvoirs adjudicateurs qui sont des entreprises publiques, sauf s’ils sont des établissements publics locaux. Le délai court à compter de la réception de la demande de paiement, et non de l’émission de la facture.
Quel délai s’applique à une facture de transport ?
30 jours à compter de la date d’émission de la facture, pour le transport routier de marchandises, la location de véhicules avec ou sans conducteur, les commissionnaires de transport, les transitaires, les agents maritimes, le fret aérien, les courtiers de fret et les commissionnaires en douane. Ce délai est impératif : le contrat ne peut pas prévoir plus long, ni contourner le plafond en changeant le mode de computation.
Que se passe-t-il si l’échéance est dépassée ?
Les pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement deviennent exigibles dès le lendemain, de plein droit, sans relance ni mise en demeure — et le débiteur doit les verser spontanément. Si les frais réellement engagés dépassent 40 €, une indemnisation complémentaire peut être demandée sur justificatifs, mais elle ne doit pas figurer sur les factures ni les CGV. Le dépassement expose par ailleurs à une amende administrative pouvant atteindre 2 millions d’euros pour une société.
— Sources

D’où viennent ces chiffres.

Délais, points de départ, dérogations sectorielles, pénalités et sanctions : Service Public Entreprendre, fiche F23211, vérifiée le 7 août 2026. Modes de computation « fin de mois », délai supplétif, délais dérogatoires, rescrit et sanctions : fiche pratique de la DGCCRF et sa brochure « Les délais de paiements interprofessionnels ». Commande publique, tableau des délais, computation et intérêts moratoires : fiche technique n° 56 de la Direction des affaires juridiques, mise à jour au 12 janvier 2026. Textes cités : articles L. 441-1, L. 441-9 à L. 441-16 du code de commerce, articles R. 2192-10 et R. 2192-11 du code de la commande publique.

Le taux de refinancement de la BCE peut être modifié à tout moment. Les taux de pénalités et d’intérêts moratoires cités valent pour le second semestre 2026 et sont à revérifier au 1er janvier 2027. Page mise à jour le 28 août 2026.

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