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Négoce · Une brique

Vous payez vos fournisseurs hors délai légal sans vous en rendre compte.

Personne ne décide de payer en retard. On paie quand la facture remonte, quand la trésorerie le permet, quand quelqu'un y pense. Sauf que le délai de paiement entre professionnels est encadré par la loi, que le dépassement se mesure facture par facture, et qu'un contrôle se prépare avec des dates, pas avec des intentions.

En bref↓ Détail plus bas
À défaut d'accord, une facture fournisseur se paie sous trente jours ; par convention, le plafond est de soixante jours nets ou quarante-cinq jours fin de mois. C'est l'article L. 441-10 du code de commerce, et le dépassement expose à une amende administrative pouvant atteindre 2 millions d'euros pour une personne morale. Une brique calcule l'échéance légale de chaque facture reçue et alerte avant le dépassement. Voir les tarifs →
— Le problème

Le retard ne se décide pas, il s'accumule.

Une facture fournisseur arrive par mail, part en validation chez celui qui a passé la commande, revient une semaine plus tard, attend le prochain lot de virements. Chaque étape est raisonnable. Personne, à aucun moment, ne compare la date de règlement à la date limite légale — parce que cette date limite n'est écrite nulle part dans le circuit.

Le résultat se voit rarement de l'intérieur. On sait qu'on paie « à peu près à soixante jours », on ignore que le contrat cadre signé avec ce fournisseur-là prévoit quarante-cinq jours fin de mois, ou que celui-ci n'a jamais prévu de délai conventionnel — auquel cas c'est trente jours, et non soixante. Trois fournisseurs, trois échéances différentes, un seul réflexe de paiement.

Le sujet devient concret à deux moments. Le premier, c'est un fournisseur excédé qui ressort les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € sur douze mois d'historique : elles sont dues de plein droit, il n'a pas besoin de les avoir réclamées avant. Le second, c'est un contrôle de la DGCCRF, qui ne s'intéresse pas à votre bonne foi mais à un écart moyen calculé sur vos données comptables.

Dans les deux cas, ce qui manque n'est pas la volonté de bien faire. C'est une date d'échéance légale attachée à chaque facture, dès son entrée, et quelqu'un — ou quelque chose — qui regarde l'écart.

— Ne pas confondre

Trois cas, trois dates limites.

Rien au contrat

30 jours suivant la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation. C'est le délai supplétif de l'article L. 441-10 : il s'applique par défaut, y compris quand vous pensiez être à soixante jours.

Le cas le plus fréquent en TPE

Délai convenu

60 jours nets à compter de la date d'émission de la facture. C'est le plafond haut : une clause qui prévoit davantage est illicite, même signée par le fournisseur.

Le plafond à ne pas dépasser

Dérogation 45 jours fin de mois

Possible seulement si le contrat le stipule expressément. Le calcul admet deux méthodes qui ne donnent pas la même date : à vous d'en retenir une et de vous y tenir.

À écrire noir sur blanc

Des régimes spécifiques existent en dehors de ce cadre. Les factures de transport, par exemple, obéissent à un plafond de trente jours après émission qu'aucun contrat ne peut allonger : nous l'avons détaillé dans l'article consacré au délai de paiement du transport. Boissons alcoolisées, produits alimentaires périssables ou secteurs saisonniers ont eux aussi leurs propres règles.

— La brique

L'échéance légale est calculée à l'entrée de la facture.

Pas un logiciel de trésorerie à l'abonnement, pas un ERP. Une pièce ciblée, branchée sur vos factures fournisseurs telles qu'elles arrivent aujourd'hui.

1 · Elle date

Chaque facture reçue se voit attribuer sa date limite légale, calculée selon le régime réellement applicable à ce fournisseur : supplétif, soixante jours nets ou quarante-cinq jours fin de mois. La règle est écrite une fois, elle s'applique ensuite toute seule.

À la réception

2 · Elle alerte

Une alerte part avant l'échéance, pas après. Vous voyez ce qui doit partir au prochain virement, et ce qui est déjà en train de basculer. C'est le seul moment où l'information sert encore à quelque chose.

Avant le dépassement

3 · Elle prouve

Un indicateur de retard moyen et un historique par fournisseur, exportables. De quoi répondre à un contrôle avec des chiffres, et de quoi savoir lesquels de vos fournisseurs seraient fondés à vous réclamer des pénalités.

En cas de contrôle
— Ce que ça change

Le retard redevient une décision, pas un accident.

Vous arbitrez en connaissance de cause. Décaler un règlement de dix jours pour passer un creux de trésorerie est un choix de dirigeant. Le faire sans savoir qu'on dépasse une échéance légale n'en est pas un. La brique ne vous empêche rien : elle vous dit ce que vous êtes en train de faire.

La discussion fournisseur change de nature. Un fournisseur qui menace de facturer ses pénalités tombe sur un interlocuteur qui a déjà l'historique sous les yeux. Pour l'autre bout de la chaîne — l'argent qu'on vous doit — voyez les relances d'impayés automatiques : le raisonnement est symétrique, l'outil est différent. Notre calculateur de pénalités de retard et notre calculateur d'échéance de paiement sont en accès libre pour tester le calcul avant de l'automatiser.

Le travail de saisie ne double pas. Cette brique se pose naturellement à côté de l'extraction automatique des factures fournisseurs : si les lignes sont déjà lues, la date d'échéance se calcule dans la foulée. Et une fois le règlement passé, le rapprochement bancaire automatique ferme la boucle sans pointage manuel.

L'outil vous appartient. Pas d'abonnement par utilisateur, pas de reprise de vos données par un tiers : une brique à vous, branchée sur votre comptabilité actuelle, qu'on fait évoluer quand vos contrats fournisseurs changent. Pour situer le budget, voyez le guide des prix.

— Questions fréquentes

Ce qu'on me demande.

Quel est le délai légal pour payer une facture fournisseur ?
Trente jours après la réception des marchandises ou l'exécution de la prestation, si le contrat ne dit rien. C'est le délai supplétif de l'article L. 441-10 du code de commerce. Les parties peuvent convenir d'un délai plus long, mais avec deux plafonds : soixante jours à compter de la date d'émission de la facture, ou, par dérogation expressément stipulée au contrat, quarante-cinq jours fin de mois. Au-delà, le délai est illicite, même si votre fournisseur a signé.
Quelle différence entre 60 jours nets et 45 jours fin de mois ?
Le point de départ est le même — la date d'émission de la facture — mais le calcul diffère. Soixante jours nets, c'est soixante jours calendaires ajoutés à la date de facture. Quarante-cinq jours fin de mois suppose une convention expresse au contrat, et se calcule de deux façons admises : soit on ajoute quarante-cinq jours puis on va à la fin du mois obtenu, soit on va à la fin du mois de facturation puis on ajoute quarante-cinq jours. Les deux méthodes ne donnent pas la même date. Ce qui compte, c'est d'en retenir une seule et de l'appliquer partout.
Que risque une entreprise qui paie ses fournisseurs en retard ?
Une amende administrative prononcée par la DGCCRF au titre de l'article L. 441-16 : jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 2 millions d'euros pour une personne morale. Ce maximum est doublé — 150 000 € et 4 millions d'euros — en cas de réitération dans les deux ans suivant une première sanction devenue définitive. La décision est en principe publiée, ce qui expose le nom de l'entreprise. Ce sont des plafonds, pas des montants automatiques : le montant retenu tient compte de la gravité et de la taille de l'entreprise.
Les pénalités de retard sont-elles dues même si le fournisseur ne les réclame pas ?
Oui, elles sont dues de plein droit dès le lendemain de l'échéance, sans rappel ni mise en demeure. S'y ajoute l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, par facture en retard. Le fait que votre fournisseur ne les facture jamais ne les efface pas : elles restent exigibles, et un fournisseur en froid peut les réclamer d'un coup sur plusieurs mois d'historique.
Sommes-nous concernés en tant que TPE ?
Oui. Les règles de l'article L. 441-10 ne comportent pas de seuil d'effectif ni de chiffre d'affaires : elles s'appliquent à toute relation entre professionnels. En revanche, l'obligation de publier des informations sur les délais de paiement dans le rapport de gestion vise les sociétés dont les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes, ce qui ne concerne pas la plupart des TPE.
Et la proposition de loi qui durcit les sanctions ?
Une proposition de loi sénatoriale sur les délais de paiement a été déposée en février 2026. À ce jour elle n'est pas entrée en vigueur : le droit applicable reste celui des articles L. 441-10 et L. 441-16 dans leur version actuelle. Nous vous le signalons parce que la tendance est au durcissement des contrôles, pas pour vous vendre une urgence qui n'existe pas encore. Vérifiez l'état du texte sur Légifrance avant d'en tirer une conséquence.
Combien coûte cette brique ?
Le budget dépend de l'ampleur : une brique (une tâche) à partir de 500 €, un système (un flux complet) à partir de 2 000 €, une plateforme métier sur devis — prix fixe annoncé d'avance. Ici, l'écart tient surtout à l'endroit d'où sortent vos factures fournisseurs : un export du logiciel de comptabilité, une saisie manuelle ou une boîte mail dédiée ne demandent pas le même travail de branchement.
On en parle ?

Une heure, chez vous, gratuite.

On regarde par où entrent vos factures fournisseurs, ce que disent vos contrats cadres et où se perd la date d'échéance. Vous repartez avec un avis clair sur ce qui s'automatise et ce que ça coûte — sans engagement.

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