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Outil · Calcul · Micro-entreprise

Simulateur micro-entreprise 2026 : ce qu'il vous reste vraiment.

Micro-entreprise ou auto-entrepreneur, c'est le même statut et le même calcul. Votre chiffre d'affaires par activité : l'outil calcule les cotisations Urssaf et la CFP aux taux 2026, applique l'ACRE si vous y avez droit, compare le versement libératoire au barème progressif, et vous dit où vous en êtes des seuils du régime micro et de la franchise de TVA.

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Ce qu'il vous reste vraiment, et quelle option d'impôt vous coûte le moins. Vos chiffres ne quittent pas votre ordinateur.

1. Votre chiffre d'affaires encaissé sur l'année

Remplissez seulement les lignes qui vous concernent. Le chiffre d'affaires du régime micro, c'est ce que vous avez réellement encaissé, hors TVA.

Achat-revente, denrées à emporter, fourniture de logement (BIC). Cotisations 12,30 %.
Services commerciaux ou artisanaux. Cotisations 21,20 %.
Activités libérales non réglementées, rattachées au régime général. Cotisations 25,6 %.
Professions réglementées affiliées à la Cipav. Cotisations 23,2 %.
La contribution à la formation professionnelle s'ajoute aux cotisations, sur le même chiffre d'affaires.

2. ACRE

L'exonération est de 50 % pour les activités créées avant le 1er juillet 2026, et de 25 % à partir de cette date.

3. Impôt sur le revenu

L'outil calcule les deux options pour vous laisser comparer : le versement libératoire (un pourcentage du chiffre d'affaires payé à l'Urssaf) ou le barème progressif appliqué à votre foyer.

1 pour une personne seule, 2 pour un couple, +0,5 par enfant (le 3ᵉ compte pour 1).
Salaires après abattement de 10 %, pension du conjoint, revenus fonciers… Laissez vide s'il n'y en a pas.

Les chiffres retenus pour 2026

ActivitéCotisationsACRE (avant 01/07/26)Versement libératoireAbattement fiscal
Vente de marchandises, hébergement (BIC)12,30 %6,2 %1 %71 %
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC)21,20 %10,6 %1,7 %50 %
Autres prestations de services (BNC)25,6 %12,8 %2,2 %34 %
Professions libérales réglementées Cipav23,2 %13,4 %2,2 %34 %

Sources vérifiées le 29 juillet 2026. Cotisations sociales et CFP : Bercy / economie.gouv.fr, fiche « Micro-entreprises, quel est le montant de vos cotisations sociales ? » mise à jour le 6 mars 2026 — le taux des autres prestations de services (BNC) est passé de 24,6 % à 25,6 % au 1ᵉʳ janvier 2026 ; CFP 0,1 % (commerciale), 0,2 % (services et libéral), 0,3 % (artisanale). Seuils du régime micro : 203 100 € (vente et hébergement) et 83 600 € (services), applicables de 2026 à 2028. Franchise en base de TVA : 85 000 € et 93 500 € (vente), 37 500 € et 41 250 € (services) — le projet de seuil unique à 25 000 € a été abandonné. ACRE : exonération ramenée de 50 % à 25 % pour les activités créées à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 ; pour ces créations, l'outil retient la moitié de l'allègement publié, les taux affichés par l'Urssaf étant arrondis. Impôt : barème 2026 sur les revenus 2025 fixé par la loi de finances du 19 février 2026 (0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % jusqu'à 29 579 €, 30 % jusqu'à 84 577 €, 41 % jusqu'à 181 917 €, 45 % au-delà), plafonnement du quotient familial à 1 807 € par demi-part, décote de 897 € (imposition individuelle) ou 1 483 € (imposition commune) moins 45,25 % de l'impôt brut. Versement libératoire : 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d'affaires, sur option à demander avant le 30 septembre pour l'année suivante, et sous condition d'un revenu fiscal de référence 2024 inférieur à 29 315 € par part.

Ce que l'outil ne calcule pas : la taxe pour frais de chambre consulaire (CCI, CMA), la CFE, les réductions et crédits d'impôt, les revenus de source étrangère, la location de meublés de tourisme classés (taux et abattement spécifiques) et les taux réduits des départements d'outre-mer. L'estimation d'impôt au barème sert à comparer les deux options, elle ne remplace pas le simulateur officiel d'impots.gouv.fr ni l'avis d'un expert-comptable.

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— Le vocabulaire

« Auto-entrepreneur » et « micro-entreprise », c'est le même statut.

Trois nombres circulent sous le nom de « plafond ». Ils ne veulent pas dire la même chose, et depuis 2026 ils ne bougent plus ensemble.

Auto-entrepreneur est le mot que tout le monde emploie ; le terme officiel est micro-entrepreneur depuis la fusion des régimes en 2016. Il n'y a pas deux statuts : c'est une entreprise individuelle qui relève du régime fiscal de la micro-entreprise (articles 50-0 et 102 ter du code général des impôts) et du régime micro-social. Le portail de déclaration, lui, s'appelle toujours autoentrepreneur.urssaf.fr. Ce simulateur vaut donc pour les deux mots.

Là où la confusion coûte cher, c'est sur les seuils. Il en existe trois, et beaucoup de gens n'en connaissent qu'un :

Ce qu'on dépasseVente, hébergementPrestations de servicesCe que ça déclenche
Seuil de la franchise de TVA85 000 €37 500 €TVA à facturer, mais seulement à partir du 1er janvier suivant
Seuil majoré de TVA93 500 €41 250 €TVA à facturer dès le jour du dépassement
Plafond du régime micro203 100 €83 600 €Sortie du régime, mais après deux années de dépassement

Retenez la ligne du milieu : c'est celle qui produit les mauvaises surprises. Une activité de services qui passe 41 250 € en octobre doit facturer la TVA à compter de ce jour-là, alors qu'elle reste parfaitement micro-entrepreneur jusqu'à 83 600 €. Les deux jeux de seuils sont désormais déconnectés : être redevable de la TVA ne fait pas sortir du régime micro.

— La déclaration

Quand déclarer son chiffre d'affaires, et ce qu'on paie si on oublie.

La périodicité se choisit une fois, se change une fois par an, et la première échéance n'est jamais celle qu'on croit.

Mensuel par défaut, trimestriel sur demande. À la création, la déclaration est mensuelle sauf si vous demandez le trimestriel dans le mois qui suit le début d'activité. L'option vaut pour l'année civile et se reconduit tacitement. Pour en changer ensuite, la demande doit être faite avant le 31 octobre de l'année précédant celle du changement : une demande faite en octobre 2026 prend effet au 1er janvier 2027.

La première déclaration est décalée, et c'est la source d'angoisse n° 1 des trois premiers mois — l'espace en ligne reste vide, ce qui est normal.

  • Mensuel : début d'activité le 6 mars 2026 → première déclaration au plus tard le 31 juillet 2026, portant sur mars, avril et mai.
  • Trimestriel : début d'activité le 12 avril 2026 → première déclaration au plus tard le 31 octobre 2026.

Ensuite, le rythme est régulier : fin du mois suivant la période déclarée. En trimestriel, les quatre dates sont le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier.

On déclare l'encaissé, pas le facturé. C'est la règle qui fausse le plus de simulations. Le chiffre d'affaires du régime micro, c'est l'argent réellement reçu sur la période, hors taxes, sans déduire la moindre charge — ni matériel, ni déplacement, ni logiciel. Une facture émise le 20 décembre et payée le 8 janvier appartient à l'année suivante. C'est aussi ce qui explique qu'un retard de paiement client déplace mécaniquement vos cotisations d'un trimestre : le calculateur d'échéance et le plan de trésorerie servent précisément à voir venir ce décalage.

Zéro euro n'est pas « rien à faire ». La déclaration reste obligatoire même sans recette : on porte la mention Néant. L'oubli n'est pas gratuit — la pénalité est de 60,10 € par déclaration manquante, à laquelle s'ajoute une majoration de 5 % des cotisations dues en déclaration mensuelle, ou 15 % en déclaration trimestrielle.

Source : Déclaration et paiement des cotisations du micro-entrepreneur, entreprendre.service-public.gouv.fr, page vérifiée le 1er janvier 2026.

— La TVA

Le jour exact où la franchise de TVA tombe.

Deux seuils, deux dates d'effet radicalement différentes. Confondre les deux, c'est refaire des factures déjà envoyées.

La franchise en base dispense de déclarer et de facturer la TVA. Elle s'apprécie sur deux niveaux, et c'est la date d'effet qui change tout.

Cas 1 — vous dépassez le seuil de franchise (85 000 € ou 37 500 €) sans atteindre le seuil majoré. Rien ne se passe cette année : la franchise est conservée jusqu'au 31 décembre. Vous devenez redevable de la TVA au 1er janvier de l'année suivante. Vous avez donc plusieurs mois pour vous organiser, ajuster vos prix et prévenir vos clients.

Cas 2 — vous dépassez le seuil majoré (93 500 € ou 41 250 €). Vous devenez redevable à compter de la date même du dépassement. Les opérations dont le fait générateur intervient à partir de ce jour sont taxables ; celles réalisées avant ne le sont pas, même si elles sont encaissées plus tard. Concrètement, il faut prévenir votre service des impôts des entreprises par simple lettre, demander un numéro de TVA intracommunautaire, et adresser des factures rectificatives à vos clients assujettis pour les opérations concernées.

L'année de création, les seuils majorés sont proratisés au nombre de jours d'activité. Une activité de services démarrée le 12 juin 2026 compte 203 jours jusqu'au 31 décembre :

41 250 € × 203 / 365 = 22 942 €
(seuil majoré à ne pas dépasser sur la première année, prestations de services)

En activité mixte, les deux limites doivent être respectées : le global et la part de services.

La mention à porter sur vos factures tant que vous êtes en franchise : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». L'article 293 E du même code vous interdit de faire apparaître la TVA. Et si vous en facturez quand même, par erreur ou par habitude, vous la devez du seul fait de la facturation (article 283, 3 du CGI) — pendant que votre client, lui, n'a pas le droit de la déduire. C'est un des points contrôlés par notre vérificateur de facture.

Sources : BOFiP, BOI-TVA-DECLA-40-10-20 et BOI-TVA-DECLA-40-10-10, versions en vigueur au 1er juillet 2026 ; article 293 B du CGI dans sa rédaction issue de la loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025. Vérifié le 26 août 2026.

— Le plafond du régime

Dépasser 83 600 €, ce n'est pas sortir du régime tout de suite.

Le régime micro encaisse une mauvaise année sans broncher. Il faut deux dépassements consécutifs pour en être exclu.

En 2026, le chiffre d'affaires annuel hors taxes ne doit pas dépasser 203 100 € pour la vente de marchandises, denrées et prestations d'hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services. En activité mixte, le total ne dépasse pas 203 100 €, dont 83 600 € au maximum de services. Ces montants sont fixés pour la période 2026-2028.

Un premier dépassement ne fait rien sortir. Si vous dépassez pour la première fois sur une année civile N, le régime micro continue de s'appliquer en N+1. C'est seulement en dépassant sur deux années consécutives (N-2 et N-1) que vous perdez le régime fiscal micro, au 1er janvier de l'année suivante. Vous basculez alors sur le régime réel de l'entreprise individuelle — réel simplifié ou normal en BIC, déclaration contrôlée en BNC — et sur le régime social des travailleurs indépendants, avec des cotisations calculées sur le bénéfice et non plus sur le chiffre d'affaires.

L'année de création, le plafond est proratisé au nombre de jours d'activité. Pour une création le 1er avril, il reste 275 jours :

203 100 € × 275 / 365 = 153 020 € (vente)
83 600 € × 275 / 365 = 62 986 € (services)

Le calcul qui compte vraiment, une fois ces bornes connues, n'est pas le plafond mais le point mort : à quel chiffre d'affaires votre activité couvre-t-elle ses propres frais, cotisations comprises. C'est l'objet du calculateur de seuil de rentabilité, et du coût horaire réel si vous vendez du temps.

Source : Micro-entreprise : que se passe-t-il quand le seuil de chiffre d'affaires est dépassé ?, economie.gouv.fr, fiche écrite le 25 février 2026. Textes : articles 50-0 et 102 ter du CGI.

— L'ACRE

L'ACRE dure trois trimestres, pas un an.

Deux créations séparées de sept semaines n'ouvrent pas la même durée d'exonération. Personne ne le dit à la création.

L'exonération de début d'activité s'applique jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit celui de la date de début d'activité. Ce n'est pas une durée fixe : elle dépend du trimestre où vous vous déclarez.

  • Début d'activité le 10 février 2026 (1er trimestre) → allègement jusqu'au 31 décembre 2026, soit un peu plus de dix mois.
  • Début d'activité le 2 avril 2026 (2e trimestre) → allègement jusqu'au 31 mars 2027, soit près de douze mois.

Se déclarer en fin de trimestre plutôt qu'au début du suivant coûte donc jusqu'à un trimestre d'aide. Quand la date de démarrage est souple, cela vaut le détour.

Les taux pendant l'ACRE, pour les activités créées avant le 1er juillet 2026 : 6,2 % en vente de marchandises, 10,6 % en prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 12,8 % en autres prestations de services (BNC) et 13,4 % pour les professions libérales relevant de la Cipav.

Ce qui a changé au 1er juillet 2026 : le taux minoré est porté de 50 % à 75 % du taux normal. L'exonération n'est donc plus que de 25 % au lieu de 50 % pour les activités créées à partir de cette date. Le simulateur applique l'un ou l'autre selon la date de début d'activité que vous saisissez.

L'ACRE n'est pas automatique : elle se demande auprès de l'Urssaf au moment de la création. Une demande oubliée ne se rattrape pas rétroactivement sans démarche.

Source : Micro-entreprises, quel est le montant de vos cotisations sociales ?, economie.gouv.fr, fiche écrite le 6 mars 2026.

— La CFE

La CFE, c'est la facture que le simulateur ne voit pas venir.

Elle n'arrive pas la première année, elle n'arrive jamais par courrier, et elle tombe le 15 décembre.

La cotisation foncière des entreprises n'entre pas dans le calcul ci-dessus, parce qu'elle ne dépend pas de votre chiffre d'affaires mais de votre commune. Voici ce qu'il faut en savoir.

Rien à payer l'année de la création (article 1478 du CGI). En contrepartie, il faut déposer la déclaration initiale n° 1447-C au plus tard le 31 décembre de l'année de création, pour la CFE due à partir de l'année suivante. C'est une formalité, mais elle conditionne le calcul.

Exonéré si vous encaissez peu. La cotisation minimum n'est pas due lorsque le chiffre d'affaires de la période de référence — l'année N-2, ramenée à douze mois — est inférieur ou égal à 5 000 € (article 1647 D du CGI).

Au-delà, on paie sur une base minimum fixée par la commune ou l'intercommunalité à l'intérieur d'une fourchette. Attention à la lecture : ce sont des bases d'imposition, pas des montants à payer — la commune applique ensuite son propre taux.

Chiffre d'affaires N-2Base minimum 2026
Jusqu'à 10 000 €247 à 589 €
De 10 001 à 32 600 €247 à 1 179 €
De 32 601 à 100 000 €247 à 2 477 €
De 100 001 à 250 000 €247 à 4 129 €
De 250 001 à 500 000 €247 à 5 897 €
Au-delà de 500 000 €247 à 7 669 €

Et surtout : aucun avis papier. La CFE n'est pas envoyée par courrier. L'avis se consulte dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, et le solde est à régler au plus tard le 15 décembre. Un acompte de 50 % est dû au 15 juin si votre CFE de l'année précédente atteignait 3 000 €.

Ne confondez pas avec les taxes de chambre consulaire (CCI, CMA) : celles-là sont prélevées par l'Urssaf en même temps que vos cotisations, sur votre chiffre d'affaires, et n'ont rien à voir avec la CFE.

Sources : impots.gouv.fr (page modifiée le 16 juin 2026) et economie.gouv.fr (fiche du 2 juin 2026). Textes : articles 1478 et 1647 D du CGI.

— Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande.

Micro-entreprise et auto-entrepreneur, est-ce la même chose ?
Oui. « Auto-entrepreneur » est le nom d'usage, « micro-entrepreneur » le terme officiel depuis la fusion des deux régimes en 2016. C'est une entreprise individuelle qui relève du régime fiscal de la micro-entreprise (articles 50-0 et 102 ter du CGI) et du régime micro-social. Les taux, les seuils et les obligations sont strictement les mêmes ; seul le vocabulaire diffère.
Quel est le plafond de la micro-entreprise en 2026 ?
203 100 € de chiffre d'affaires annuel hors taxes pour la vente de marchandises, denrées à emporter et prestations d'hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services. En activité mixte, le total ne dépasse pas 203 100 €, dont 83 600 € au maximum de services. Ces montants sont fixés pour 2026 à 2028. L'année de création, ils sont proratisés au nombre de jours d'activité.
Combien de cotisations paie-t-on en micro-entreprise en 2026 ?
12,30 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises et l'hébergement, 21,20 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 25,6 % pour les autres prestations de services (BNC) et 23,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav. Le taux BNC est passé de 24,6 % à 25,6 % au 1er janvier 2026. À cela s'ajoute la contribution à la formation professionnelle : 0,1 % en activité commerciale, 0,2 % en services et professions libérales, 0,3 % en activité artisanale.
Quand faut-il déclarer son chiffre d'affaires à l'Urssaf ?
Chaque mois ou chaque trimestre selon l'option choisie, avant la fin du mois qui suit la période déclarée. En trimestriel, les quatre échéances sont le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. La toute première déclaration est décalée : pour un début d'activité le 6 mars 2026 en mensuel, elle est due au plus tard le 31 juillet 2026 et porte sur mars, avril et mai.
Faut-il déclarer si le chiffre d'affaires est à zéro ?
Oui, la déclaration reste obligatoire : on porte la mention Néant. Ne rien déclarer coûte 60,10 € de pénalité par déclaration manquante, plus une majoration de 5 % des cotisations dues en déclaration mensuelle ou 15 % en déclaration trimestrielle. En l'absence de recette, aucune cotisation n'est due.
Déclare-t-on ce qu'on a facturé ou ce qu'on a encaissé ?
Ce qu'on a encaissé, hors taxes, sans déduire aucune charge. Une facture émise le 20 décembre et payée le 8 janvier se déclare en janvier. C'est la règle qui fausse le plus souvent une simulation faite à partir du carnet de commandes : un client qui paie en retard déplace mécaniquement vos cotisations sur la période suivante.
À partir de quel montant un auto-entrepreneur doit-il facturer la TVA ?
Il y a deux seuils. Si vous dépassez 85 000 € (vente) ou 37 500 € (services) sans atteindre le seuil majoré, vous gardez la franchise jusqu'au 31 décembre et devenez redevable au 1er janvier suivant. Si vous dépassez le seuil majoré de 93 500 € ou 41 250 €, vous devenez redevable dès le jour même du dépassement, et il faut adresser des factures rectificatives à vos clients assujettis pour les opérations concernées.
Que faut-il écrire sur une facture quand on ne facture pas la TVA ?
La mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». L'article 293 E du CGI interdit de faire apparaître la TVA sur la facture. Si vous en facturez malgré tout, vous la devez du seul fait de l'avoir facturée (article 283, 3 du CGI), et votre client n'a pas le droit de la déduire.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond du régime micro ?
Un premier dépassement sur une année civile ne change rien : le régime micro continue de s'appliquer l'année suivante. C'est seulement après deux années consécutives de dépassement que vous perdez le régime, au 1er janvier de l'année d'après. Vous passez alors au régime réel de l'entreprise individuelle et au régime social des travailleurs indépendants. À noter : dépasser un seuil de TVA ne fait pas sortir du régime micro, les deux jeux de seuils sont déconnectés depuis 2026.
Combien de temps dure l'ACRE ?
Jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit celui de votre date de début d'activité — donc entre neuf et douze mois selon le moment où vous vous déclarez. Une création au 10 février 2026 est allégée jusqu'au 31 décembre 2026 ; une création au 2 avril 2026 l'est jusqu'au 31 mars 2027. Depuis le 1er juillet 2026, l'exonération est de 25 % et non plus de 50 %.
Un auto-entrepreneur paie-t-il la CFE la première année ?
Non, aucune CFE n'est due l'année de la création. Il faut en revanche déposer la déclaration n° 1447-C au plus tard le 31 décembre de cette première année. Ensuite, la cotisation minimum n'est pas due si le chiffre d'affaires de l'année N-2 est inférieur ou égal à 5 000 €. Au-delà, elle est calculée sur une base minimum fixée par la commune, et le solde est à payer au plus tard le 15 décembre — sans avis papier, uniquement dans l'espace professionnel sur impots.gouv.fr.
La facturation électronique concerne-t-elle les micro-entrepreneurs en franchise de TVA ?
Oui. Être en franchise ne dispense de rien : le micro-entrepreneur reste assujetti à la TVA et entre donc dans le champ de la réforme. À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques ; l'obligation d'émettre s'applique aux TPE et micro-entreprises à compter du 1er septembre 2027.

Données vérifiées le 26 août 2026 sur economie.gouv.fr, impots.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr et entreprendre.service-public.gouv.fr. Les taux et seuils sont ceux de 2026 : ils sont revus chaque année, vérifiez la date de mise à jour ci-dessus avant de vous en servir pour un autre exercice.

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