Votre sous-traitant n'est pas à jour de ses cotisations, et c'est vous qui payez.
L'inspection tombe sur un chantier terminé il y a huit mois. Le sous-traitant a mis la clé sous la porte en laissant un arriéré de cotisations. L'Urssaf vous demande l'attestation de vigilance que vous auriez dû collecter. Elle est quelque part dans une boîte mail.
La solidarité financière ne juge pas votre bonne foi.
L'article L.8222-1 du code du travail est court et sans nuance : pour tout contrat d'au moins 5 000 € hors taxes, vous devez vous assurer que votre cocontractant est à jour de ses obligations de déclaration et de paiement auprès de l'Urssaf. Si vous ne l'avez pas fait et que le sous-traitant s'avère en situation de travail dissimulé ou en défaut, vous pouvez être tenu solidairement au paiement de ses cotisations, pénalités et majorations. Pas d'une amende symbolique : de sa dette.
Le piège n'est pas le principe, que tout le monde connaît. C'est le rythme. L'attestation de vigilance est valable six mois. Sur un chantier de dix mois, une seule collecte à la signature ne suffit pas : il faut recommencer en cours d'exécution, pour chaque sous-traitant. Ce n'est pas une formalité d'ouverture, c'est un abonnement à la vigilance, et c'est exactement le genre de tâche qu'un carnet de chantier ou une boîte mail perd de vue.
Le seuil aussi se laisse oublier. Il s'apprécie par opération globale, pas facture par facture. Un plaquiste qui revient trois fois à 2 000 € sur le même marché vous a fait franchir les 5 000 € depuis longtemps, alors que chaque facture prise séparément semblait inoffensive. Personne ne fait cette addition en temps réel, et surtout pas au milieu d'un chantier.
Reste le cas le plus coûteux : vous avez bien reçu l'attestation, mais dix-huit mois plus tard vous ne savez plus quand, ni pour quel marché, ni si vous en avez vérifié l'authenticité sur le site de l'Urssaf. Un PDF sans date de réception ne démontre rien. En contrôle, ce n'est pas la pièce qui vous sauve, c'est la chronologie.
Un registre qui réclame tout seul.
Pas un logiciel de gestion de chantier à déployer. Une pièce qui ne fait qu'une chose : savoir en permanence quelle attestation manque, et le dire avant qu'il ne soit trop tard.
1 · Chaque sous-traitant a sa fiche
Raison sociale, SIREN, marché rattaché, montant du contrat. Le seuil de 5 000 € HT se calcule sur le cumul, pas sur la dernière facture. Les pièces se déposent là, datées à la réception.
Fin du PDF orphelin2 · L'échéance se relance seule
Six mois après la dernière attestation, la brique prévient quinze jours avant et envoie la demande au sous-traitant. Vous ne courez plus après : vous validez ce qui rentre.
Le calendrier travaille pour vous3 · Le dossier sort daté
Un export par marché ou par sous-traitant : quelle pièce, reçue quand, vérifiée quand, relancée quand. C'est la trace de vos diligences, prête à présenter.
Opposable, parce que datéVous ne prouvez plus votre bonne foi, vous montrez un registre.
La brique ne garantit pas votre conformité, et c'est important de le dire. Aucun outil ne peut empêcher un sous-traitant d'être en défaut. Ce qu'il peut faire, en revanche, c'est établir que vous avez accompli les vérifications que la loi met à votre charge, aux dates où elle les exige. C'est précisément ce qu'un contrôleur vous demandera de démontrer.
La vérification d'authenticité cesse d'être oubliée. Une attestation de vigilance porte un code de sécurité qui permet de contrôler sa validité sur le site de l'Urssaf. Presque personne ne le fait, alors que c'est là que se repèrent les documents recyclés ou retouchés. Consignée dans la fiche, la vérification devient une case à cocher, pas une bonne intention.
Les prestataires étrangers ne passent plus à travers. Un sous-traitant qui détache des salariés en France ajoute d'autres pièces au dossier : récépissé de déclaration SIPSI, formulaires A1, liste nominative des salariés étrangers soumis à autorisation de travail. La fiche s'adapte au type de sous-traitant plutôt que d'imposer la même liste à tout le monde.
L'outil vous appartient. Pas d'abonnement mensuel par sous-traitant surveillé, facturé aussi les mois où vous n'en avez qu'un. Vous payez une fois la pièce qui manque, elle se branche sur votre suivi de chantier existant, et vous la faites évoluer quand votre organisation change. Ce registre a une cousine proche : le suivi des habilitations et visites médicales, même logique d'échéances, mais pour vos propres salariés. Et pour la TVA de la sous-traitance, c'est l'autoliquidation qu'il faut regarder.
Ce qu'on me demande.
À partir de quel montant dois-je réclamer une attestation de vigilance ?
Et si mon sous-traitant est une entreprise étrangère ?
Combien coûte cette brique ?
Une heure, chez vous, gratuite.
On prend vos trois derniers chantiers et on regarde, sous-traitant par sous-traitant, ce que vous seriez capable de sortir aujourd'hui en cas de contrôle. Vous repartez avec un avis clair sur ce qui s'automatise et ce que ça coûte — sans engagement.
Confirmation immédiate · sans engagement