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Négoce · Une brique

La troisième relance est partie, le client ne paie toujours pas : et après ?

La relance amiable a une fin. Passé ce point, il faut changer de registre : une mise en demeure datée, un dossier de pièces complet, et si besoin une requête en injonction de payer. C'est de la paperasse traçable — donc automatisable.

En bref↓ Détail plus bas
Ce qui vient après les relances, c'est de la trace. Une brique produit la mise en demeure datée avec le décompte des intérêts et de l'indemnité de 40 €, garde l'accusé de réception, et assemble le dossier de pièces (bon de commande, facture, historique des relances) prêt à déposer au greffe. Elle ne plaide pas : elle rend le dossier présentable. Voir les tarifs →
— Le problème

L'escalade s'arrête faute de dossier, pas faute de droit.

La relance amiable, beaucoup de PME savent la faire tourner — c'est d'ailleurs l'objet de nos relances d'impayés automatiques. Le problème arrive juste après. Le client a reçu trois courriers, il ne répond plus, et personne dans l'entreprise n'a envie d'ouvrir le chapitre suivant.

Ce n'est pas de la mauvaise volonté. C'est que l'étape d'après demande de reconstituer un dossier : retrouver le bon de commande signé, la facture, la preuve de livraison, les dates exactes des trois relances, recalculer les intérêts depuis l'échéance. Une demi-journée de fouille par dossier, pour une créance de 2 400 €. Le calcul est vite fait : on abandonne.

Et le temps joue contre vous. Entre professionnels, une créance se prescrit par cinq ans (article L110-4 du code de commerce). Cinq ans, ça paraît long, jusqu'au jour où l'on retrouve douze factures de 2021 dans un tableur et qu'il est trop tard pour la moitié.

— La brique

Trois crans, chacun tracé et daté.

L'outil ne décide rien. Il prépare chaque cran pour que vous n'ayez plus qu'à dire oui ou non — et qu'il reste une trace de ce qui a été envoyé, quand.

1 · Dernière relance

Le courrier de la dernière chance, avec échéance ferme et mention de l'étape suivante. Envoyé et horodaté.

Amiable · daté

2 · Mise en demeure

Lettre recommandée avec avis de réception, décompte des intérêts et indemnité de 40 € inclus. L'accusé revient dans le dossier.

RAR · accusé classé

3 · Dossier pour le greffe

Toutes les pièces réunies dans l'ordre, avec le décompte à jour : le dossier de la requête en injonction de payer, prêt.

Prêt à déposer
— Les délais qui comptent

Quatre dates à ne pas rater.

Le lendemain de l'échéance. Entre professionnels, les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement courent de plein droit, sans rappel (article L441-10 du code de commerce). Encore faut-il les compter : notre calculateur de pénalités de retard le fait, gratuitement et sans envoyer vos données nulle part.

La mise en demeure. Elle interpelle formellement le débiteur et, en droit civil, fait courir les intérêts moratoires (article 1344 du code civil). Ce n'est pas une formalité obligatoire avant la requête, mais c'est la pièce qui montre au juge que vous avez fait le nécessaire. Un générateur de courrier de relance couvre le cran d'avant ; la mise en demeure demande, elle, un décompte précis.

Six mois pour signifier. Si le juge rend l'ordonnance d'injonction de payer, elle doit être signifiée au débiteur par commissaire de justice dans les six mois, faute de quoi elle est non avenue (article 1411 du code de procédure civile). Une ordonnance obtenue puis oubliée dans un tiroir ne vaut rien.

Un mois pour l'opposition. Le débiteur peut faire opposition dans le mois qui suit la signification (articles 1412 et 1416 du code de procédure civile). Passé ce délai sans opposition, vous demandez l'apposition de la formule exécutoire. C'est la date qu'on oublie le plus souvent de surveiller.

Le dépôt lui-même n'est pas cher : de l'ordre de 35 € de frais de greffe devant le tribunal de commerce, à consigner sous quinze jours — vérifiez le tarif publié par le greffe compétent, il varie. Ce qui coûte, c'est le dossier.

— Ce que ça change

Vous arrêtez de renoncer par fatigue.

L'escalade devient une case à cocher. Le dossier est constitué au fil de l'eau, pas reconstitué en catastrophe. Passer au cran suivant prend cinq minutes au lieu d'une demi-journée — alors on le fait, et le simple fait de le faire suffit souvent à débloquer le paiement.

Rien ne se perd. Chaque courrier est daté, chaque accusé classé, chaque délai suivi. Le jour où le dossier part au tribunal ou chez un avocat, il est complet du premier coup.

L'outil prépare, il ne plaide pas. On fabrique des outils, pas du conseil juridique : la brique assemble et calcule, la décision d'engager une procédure reste la vôtre, avec votre conseil si le montant le justifie.

Et il vous appartient. Pas d'abonnement par dossier traité, pas de commission sur les sommes recouvrées. Pour situer le budget, voyez le guide des prix.

— Questions fréquentes

Ce qu'on me demande.

Faut-il une mise en demeure avant une injonction de payer ?
Ce n'est pas une condition de recevabilité de la requête, mais c'est la pièce qui rend le dossier lisible : elle date la sommation et, en droit civil, fait courir les intérêts moratoires (article 1344 du code civil). Entre professionnels, les intérêts de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement courent déjà de plein droit dès le lendemain de l'échéance (article L441-10 du code de commerce). En pratique, une mise en demeure datée envoyée en recommandé avec avis de réception suffit à débloquer une bonne partie des dossiers.
Combien coûte une requête en injonction de payer ?
Devant le tribunal de commerce, les frais de greffe pour la requête sont de l'ordre de 35 €, à consigner dans les quinze jours du dépôt. Le tarif exact est publié par le greffe compétent et doit être vérifié avant de déposer. Si le débiteur fait opposition, l'affaire bascule en procédure contradictoire et une provision complémentaire est appelée. Le vrai coût n'est pas là : c'est le temps passé à reconstituer le dossier de pièces.
Combien coûte l'outil qui prépare ce dossier ?
Une brique (une tâche : produire la mise en demeure et son dossier de pièces) à partir de 500 €. Un système (le flux complet relance amiable, mise en demeure, escalade, suivi des délais) à partir de 2 000 €. Une plateforme de recouvrement complète, sur devis. Prix fixe annoncé d'avance, et l'outil vous appartient. Détail dans le guide des prix.
On en parle ?

Une heure, chez vous, gratuite.

On regarde vos impayés en cours et où l'escalade se bloque. Vous repartez avec un avis clair sur ce qui s'automatise et ce que ça coûte — sans engagement.

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