La nouvelle REP emballages arrive et personne ne sait ce que vous mettez sur le marché.
Vous expédiez en carton, sur palette perdue, sous film étirable, avec du cerclage. Au 1er janvier 2027, tout cela relève d'une filière à responsabilité élargie du producteur, et il faudra déclarer des tonnes par matériau. Aujourd'hui, ces tonnes n'existent nulle part dans votre système : ni dans les ventes, ni dans le stock, ni dans la compta.
Vos emballages ne sont comptés nulle part.
Une entreprise sait toujours combien de références elle a vendues. Elle sait rarement combien de kilos de carton, de film et de bois sont sortis de ses quais pour les emmener chez le client. L'emballage est un consommable : il s'achète, il se consomme, il ne se compte pas. Il n'a pas de ligne dans la facture client, pas de code article, pas de poids dans la fiche produit.
Tant que personne ne demandait rien, c'était sans conséquence. La REP change la question : elle ne vous demande pas combien vous avez acheté d'emballages, mais combien vous en avez mis sur le marché, réparti par matériau. Ce n'est pas la même chose. Le carton acheté en début d'année et encore en stock au 31 décembre n'a rien mis sur le marché du tout.
Et le producteur, ce n'est pas le cartonnier. C'est celui qui emballe ou fait emballer ses produits en vue de leur mise sur le marché, l'importateur dont les produits arrivent emballés, ou le responsable de la première mise sur le marché. Un négociant qui reconditionne est producteur. Un fabricant qui palettise est producteur. Beaucoup d'entreprises qui se pensent hors sujet parce qu'elles « ne font pas d'emballage » sont en plein dedans.
La méthode par défaut est connue d'avance : quelqu'un ouvrira un tableur en décembre, appellera le fournisseur de cartons pour lui demander les quantités livrées, multipliera par un poids moyen trouvé sur une fiche technique et rendra un chiffre. Ce chiffre sera faux, il sera invérifiable, et il servira de base à une contribution financière.
Trois dates, dont une déjà passée deux fois.
Septembre 2026
Publication annoncée des barèmes de chaque éco-organisme. C'est le moment où la contribution cesse d'être une inconnue et devient un coût que vous pouvez chiffrer sur vos propres tonnages — à condition de les avoir.
Le chiffrage devient possible31 décembre 2026
Date avant laquelle l'ADEME invite les producteurs concernés à avoir adhéré à un éco-organisme. Trois sont agréés depuis le 5 juin 2026 : Twiice, Leko Pro et Citeo Pro.
L'adhésion1er janvier 2027
Mise en œuvre effective : tous les emballages professionnels sont couverts par la filière. L'échéance avait été annoncée au 1er juillet 2026 avant d'être reportée — raison de plus pour re-vérifier les textes plutôt que de nous croire sur parole.
L'entrée en vigueurLes textes de référence : décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 pour la création de la filière, arrêtés du 2 décembre 2025 pour le périmètre et le cahier des charges. Le cadre européen change en parallèle, le règlement (UE) 2025/40 remplaçant la directive emballages à compter du 12 août 2026. Ce calendrier a déjà bougé une fois : consultez le site des filières REP de l'ADEME avant toute décision engageante.
Les tonnages se calculent depuis les ventes, pas depuis un souvenir.
Pas un logiciel de conformité à l'abonnement. Une pièce ciblée qui croise vos lignes de vente avec une nomenclature d'emballage, et qui sort un tonnage par matériau avec sa piste d'audit.
1 · La nomenclature
Pour chaque référence ou chaque type de colis, on écrit une fois ce qui l'emballe : carton et son grammage, film, calage, cerclage, palette perdue ou consignée. C'est le seul travail de fond, et il ne se refait pas l'année suivante.
Écrit une fois2 · Le calcul
L'export des ventes de l'année passe dans le moteur : chaque ligne expédiée est convertie en grammes de carton, de plastique, de bois, d'acier. Le total tombe par matériau, prêt à être transmis à l'éco-organisme dans son format.
Rejouable à volonté3 · Le justificatif
Chaque tonnage garde la trace de son calcul : quelles ventes, quelle nomenclature, quelle version. Si on vous demande d'où sort le chiffre trois ans plus tard, la réponse est un fichier, pas une reconstitution.
OpposableCe que la brique ne fait pas : elle ne choisit pas votre éco-organisme, elle n'adhère pas à votre place et elle ne garantit pas votre conformité. Elle produit le chiffre et la preuve du chiffre. Le reste est une décision d'entreprise.
Un tonnage mesuré coûte moins cher qu'un tonnage estimé.
La contribution se calcule au poids, par matériau, avec des primes et des pénalités. Réemployabilité, recyclabilité, incorporation de matière recyclée : ces critères modulent le montant à la hausse comme à la baisse. Une entreprise qui déclare un chiffre rond et prudent paie pour sa prudence. Une entreprise qui sait qu'elle a remplacé le calage plastique par du carton l'an dernier peut le démontrer.
Le calcul devient un levier de décision. Une fois la nomenclature écrite, changer un emballage dans le modèle prend une minute et vous donne l'écart de tonnage avant de commander la palette d'essai. C'est le même raisonnement que pour le coût horaire réel de votre atelier : tant que le chiffre est estimé, il ne sert qu'à remplir une case ; dès qu'il est calculé, il sert à arbitrer.
L'identifiant unique atterrit dans vos CGV. Après validation de l'adhésion, l'ADEME génère un identifiant unique via SYDEREP, qui doit figurer dans vos conditions générales de vente ou dans tout document contractuel remis à l'acheteur. Son absence relève des sanctions de l'article L. 541-9-5 du code de l'environnement, jusqu'à 30 000 €. C'est aussi une information publique : l'ADEME publie en données ouvertes la liste des producteurs qui ne sont plus en conformité, et vos donneurs d'ordre peuvent la consulter.
Ça se branche sur ce que vous avez déjà. Si vos références et leurs poids vivent dans une base de stock ou dans un Excel partagé qu'il serait temps de remplacer, la nomenclature d'emballage s'y accroche. Si l'export de ventes sort en vrac, notre nettoyeur de CSV et notre convertisseur d'unités sont en accès libre pour dégrossir avant d'automatiser. Et le suivi documentaire des déchets, lui, a déjà son article : garder la trace des déchets sans y passer ses soirées.
L'outil vous appartient. Pas d'abonnement par utilisateur, pas de dépendance à un prestataire pour rejouer un calcul de l'an dernier. Une brique à vous, qu'on fait évoluer quand les barèmes ou le périmètre changent — et ils changeront. Pour situer le budget, voyez le guide des prix.
Ce qu'on me demande.
Qui est concerné par la REP emballages professionnels ?
À partir de quelle date la filière s'applique-t-elle vraiment ?
Combien va coûter l'éco-contribution ?
Quel éco-organisme choisir ?
Qu'est-ce que l'identifiant unique et où doit-il figurer ?
Nous ne fabriquons pas d'emballages, nous emballons juste nos produits. Sommes-nous vraiment concernés ?
Combien coûte cette brique ?
Une heure, chez vous, gratuite.
On regarde ce que vous expédiez, d'où sortent vos lignes de vente et ce qui existe déjà comme poids d'emballage. Vous repartez avec un avis clair sur ce qui s'automatise et ce que ça coûte — sans engagement.
Confirmation immédiate · sans engagement