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Négoce · Une brique

La nouvelle REP emballages arrive et personne ne sait ce que vous mettez sur le marché.

Vous expédiez en carton, sur palette perdue, sous film étirable, avec du cerclage. Au 1er janvier 2027, tout cela relève d'une filière à responsabilité élargie du producteur, et il faudra déclarer des tonnes par matériau. Aujourd'hui, ces tonnes n'existent nulle part dans votre système : ni dans les ventes, ni dans le stock, ni dans la compta.

En bref↓ Détail plus bas
La filière REP des emballages professionnels a été créée par le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 ; sa mise en œuvre effective, d'abord annoncée au 1er juillet 2026, est fixée au 1er janvier 2027. L'ADEME invite les producteurs à adhérer à un éco-organisme avant le 31 décembre 2026, et les barèmes doivent être publiés courant septembre 2026. Ce qu'il faut préparer d'ici là n'est pas un formulaire : c'est un chiffre de tonnage par matériau que vous soyez capable de justifier. Voir les tarifs →
— Le problème

Vos emballages ne sont comptés nulle part.

Une entreprise sait toujours combien de références elle a vendues. Elle sait rarement combien de kilos de carton, de film et de bois sont sortis de ses quais pour les emmener chez le client. L'emballage est un consommable : il s'achète, il se consomme, il ne se compte pas. Il n'a pas de ligne dans la facture client, pas de code article, pas de poids dans la fiche produit.

Tant que personne ne demandait rien, c'était sans conséquence. La REP change la question : elle ne vous demande pas combien vous avez acheté d'emballages, mais combien vous en avez mis sur le marché, réparti par matériau. Ce n'est pas la même chose. Le carton acheté en début d'année et encore en stock au 31 décembre n'a rien mis sur le marché du tout.

Et le producteur, ce n'est pas le cartonnier. C'est celui qui emballe ou fait emballer ses produits en vue de leur mise sur le marché, l'importateur dont les produits arrivent emballés, ou le responsable de la première mise sur le marché. Un négociant qui reconditionne est producteur. Un fabricant qui palettise est producteur. Beaucoup d'entreprises qui se pensent hors sujet parce qu'elles « ne font pas d'emballage » sont en plein dedans.

La méthode par défaut est connue d'avance : quelqu'un ouvrira un tableur en décembre, appellera le fournisseur de cartons pour lui demander les quantités livrées, multipliera par un poids moyen trouvé sur une fiche technique et rendra un chiffre. Ce chiffre sera faux, il sera invérifiable, et il servira de base à une contribution financière.

— Le calendrier

Trois dates, dont une déjà passée deux fois.

Septembre 2026

Publication annoncée des barèmes de chaque éco-organisme. C'est le moment où la contribution cesse d'être une inconnue et devient un coût que vous pouvez chiffrer sur vos propres tonnages — à condition de les avoir.

Le chiffrage devient possible

31 décembre 2026

Date avant laquelle l'ADEME invite les producteurs concernés à avoir adhéré à un éco-organisme. Trois sont agréés depuis le 5 juin 2026 : Twiice, Leko Pro et Citeo Pro.

L'adhésion

1er janvier 2027

Mise en œuvre effective : tous les emballages professionnels sont couverts par la filière. L'échéance avait été annoncée au 1er juillet 2026 avant d'être reportée — raison de plus pour re-vérifier les textes plutôt que de nous croire sur parole.

L'entrée en vigueur

Les textes de référence : décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025 pour la création de la filière, arrêtés du 2 décembre 2025 pour le périmètre et le cahier des charges. Le cadre européen change en parallèle, le règlement (UE) 2025/40 remplaçant la directive emballages à compter du 12 août 2026. Ce calendrier a déjà bougé une fois : consultez le site des filières REP de l'ADEME avant toute décision engageante.

— La brique

Les tonnages se calculent depuis les ventes, pas depuis un souvenir.

Pas un logiciel de conformité à l'abonnement. Une pièce ciblée qui croise vos lignes de vente avec une nomenclature d'emballage, et qui sort un tonnage par matériau avec sa piste d'audit.

1 · La nomenclature

Pour chaque référence ou chaque type de colis, on écrit une fois ce qui l'emballe : carton et son grammage, film, calage, cerclage, palette perdue ou consignée. C'est le seul travail de fond, et il ne se refait pas l'année suivante.

Écrit une fois

2 · Le calcul

L'export des ventes de l'année passe dans le moteur : chaque ligne expédiée est convertie en grammes de carton, de plastique, de bois, d'acier. Le total tombe par matériau, prêt à être transmis à l'éco-organisme dans son format.

Rejouable à volonté

3 · Le justificatif

Chaque tonnage garde la trace de son calcul : quelles ventes, quelle nomenclature, quelle version. Si on vous demande d'où sort le chiffre trois ans plus tard, la réponse est un fichier, pas une reconstitution.

Opposable

Ce que la brique ne fait pas : elle ne choisit pas votre éco-organisme, elle n'adhère pas à votre place et elle ne garantit pas votre conformité. Elle produit le chiffre et la preuve du chiffre. Le reste est une décision d'entreprise.

— Ce que ça change

Un tonnage mesuré coûte moins cher qu'un tonnage estimé.

La contribution se calcule au poids, par matériau, avec des primes et des pénalités. Réemployabilité, recyclabilité, incorporation de matière recyclée : ces critères modulent le montant à la hausse comme à la baisse. Une entreprise qui déclare un chiffre rond et prudent paie pour sa prudence. Une entreprise qui sait qu'elle a remplacé le calage plastique par du carton l'an dernier peut le démontrer.

Le calcul devient un levier de décision. Une fois la nomenclature écrite, changer un emballage dans le modèle prend une minute et vous donne l'écart de tonnage avant de commander la palette d'essai. C'est le même raisonnement que pour le coût horaire réel de votre atelier : tant que le chiffre est estimé, il ne sert qu'à remplir une case ; dès qu'il est calculé, il sert à arbitrer.

L'identifiant unique atterrit dans vos CGV. Après validation de l'adhésion, l'ADEME génère un identifiant unique via SYDEREP, qui doit figurer dans vos conditions générales de vente ou dans tout document contractuel remis à l'acheteur. Son absence relève des sanctions de l'article L. 541-9-5 du code de l'environnement, jusqu'à 30 000 €. C'est aussi une information publique : l'ADEME publie en données ouvertes la liste des producteurs qui ne sont plus en conformité, et vos donneurs d'ordre peuvent la consulter.

Ça se branche sur ce que vous avez déjà. Si vos références et leurs poids vivent dans une base de stock ou dans un Excel partagé qu'il serait temps de remplacer, la nomenclature d'emballage s'y accroche. Si l'export de ventes sort en vrac, notre nettoyeur de CSV et notre convertisseur d'unités sont en accès libre pour dégrossir avant d'automatiser. Et le suivi documentaire des déchets, lui, a déjà son article : garder la trace des déchets sans y passer ses soirées.

L'outil vous appartient. Pas d'abonnement par utilisateur, pas de dépendance à un prestataire pour rejouer un calcul de l'an dernier. Une brique à vous, qu'on fait évoluer quand les barèmes ou le périmètre changent — et ils changeront. Pour situer le budget, voyez le guide des prix.

— Questions fréquentes

Ce qu'on me demande.

Qui est concerné par la REP emballages professionnels ?
Le producteur, au sens de la filière, n'est pas le fabricant de l'emballage : c'est celui qui emballe ou fait emballer ses produits en vue de leur mise sur le marché, l'importateur dont les produits arrivent emballés, ou, à défaut, le responsable de la première mise sur le marché en France. Autrement dit, si vous expédiez vos produits en carton, sur palette perdue, sous film étirable ou avec du cerclage, vous êtes très probablement producteur — même si vous achetez ces emballages à un tiers. Les emballages qui relèvent déjà d'une autre filière REP ne sont pas comptés deux fois.
À partir de quelle date la filière s'applique-t-elle vraiment ?
La filière a été créée par le décret n° 2025-1081 du 17 novembre 2025, complété par les arrêtés du 2 décembre 2025 (périmètre et cahier des charges). Le démarrage opérationnel, initialement annoncé au 1er juillet 2026, a été reporté : selon l'ADEME, la mise en œuvre effective est fixée au 1er janvier 2027, date à laquelle tous les emballages professionnels seront couverts. L'ADEME invite les producteurs concernés à avoir adhéré à un éco-organisme avant le 31 décembre 2026. Le calendrier de cette filière a déjà bougé une fois : vérifiez l'état des textes sur le site des filières REP de l'ADEME avant d'engager une dépense.
Combien va coûter l'éco-contribution ?
Personne ne peut vous le dire au centime aujourd'hui. Chaque éco-organisme publie son propre barème, et l'ADEME annonce une publication courant septembre 2026. La logique est en revanche connue : la contribution se calcule au poids, par matériau, avec des primes et des pénalités selon la réemployabilité, la recyclabilité et l'incorporation de matière recyclée. Ce qui veut dire que le montant que vous paierez dépend directement de la qualité de vos tonnages déclarés — et donc de votre capacité à les mesurer plutôt qu'à les estimer.
Quel éco-organisme choisir ?
Trois éco-organismes ont été agréés le 5 juin 2026 pour la filière des emballages professionnels : Twiice, Leko Pro et Citeo Pro. Des systèmes individuels ont par ailleurs été agréés pour des flux spécifiques de palettes. Le choix se fait selon vos matériaux dominants, le barème de chacun une fois publié, et les services de reprise proposés. Ce n'est pas une décision que nous prenons à votre place : notre travail s'arrête à produire des tonnages fiables, que vous transmettez ensuite à l'organisme de votre choix.
Qu'est-ce que l'identifiant unique et où doit-il figurer ?
Après validation de votre adhésion, l'ADEME génère un identifiant unique (IDU) via le système SYDEREP. Cet identifiant doit figurer dans vos conditions générales de vente ou, à défaut, dans tout document contractuel communiqué à l'acheteur. Son absence est passible des sanctions administratives de l'article L. 541-9-5 du code de l'environnement, qui prévoit une amende pouvant atteindre 30 000 €. L'ADEME publie aussi en données ouvertes la liste des producteurs qui ne sont plus en conformité : c'est un point que vos donneurs d'ordre peuvent vérifier.
Nous ne fabriquons pas d'emballages, nous emballons juste nos produits. Sommes-nous vraiment concernés ?
Oui, et c'est le contresens le plus répandu. La responsabilité pèse sur celui qui met sur le marché un produit emballé, pas sur le cartonnier ni sur le fournisseur de film. Un négociant qui reconditionne, un fabricant qui palettise, un grossiste qui réexpédie : tous mettent des emballages sur le marché français. La question utile n'est donc pas « sommes-nous concernés » mais « combien de tonnes de carton, de plastique, de bois et de métal sommes-nous capables de justifier ».
Combien coûte cette brique ?
Le budget dépend de l'ampleur : une brique (une tâche) à partir de 500 €, un système (un flux complet) à partir de 2 000 €, une plateforme métier sur devis — prix fixe annoncé d'avance. Ici, l'écart tient à la qualité de vos données de départ : si les poids d'emballage figurent déjà dans vos fiches articles, le calcul est un simple croisement ; s'il faut d'abord construire la nomenclature d'emballage par référence, c'est un chantier de plus.
On en parle ?

Une heure, chez vous, gratuite.

On regarde ce que vous expédiez, d'où sortent vos lignes de vente et ce qui existe déjà comme poids d'emballage. Vous repartez avec un avis clair sur ce qui s'automatise et ce que ça coûte — sans engagement.

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